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Les permis qui permettent de conduire au Japon | Permis international et traduction japonaise, durée autorisée et prudence sur la route

Ce qu’il faut à un voyageur pour conduire une voiture de location ou un autre véhicule au Japon, d’après les informations officielles de l’Agence nationale de la police japonaise et du JAF (Japan Automobile Federation) : le permis international conforme à la Convention de Genève de 1949, la traduction japonaise à joindre aux permis délivrés en Suisse, en Allemagne, en France, en Belgique, à Monaco et à Taïwan, la durée pendant laquelle vous pouvez conduire, les démarches et le tarif pour obtenir la traduction auprès du JAF, et les points à surveiller sur les routes japonaises.

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Aperçu

Pour conduire une voiture au Japon, il faut un permis de conduire japonais ou l’un des deux documents suivants (selon l’Agence nationale de la police japonaise (National Police Agency), au 1er avril 2026).

Illustration des deux documents qu’un voyageur sans permis japonais peut utiliser pour conduire une voiture au Japon. ① Le livret du permis de conduire international. ② La carte d’un permis de conduire étranger, avec par-dessus la feuille de la traduction japonaise. Les deux sont reliés à une voiture.
  1. Permis de conduire international : délivré en application de la Convention de Genève de 1949 (Convention sur la circulation routière).
  2. Permis de conduire étranger accompagné d’une traduction japonaise : permis délivré dans l’un des 6 pays et territoires suivants : Suisse, Allemagne, France, Belgique, Monaco et Taïwan, accompagné d’une traduction japonaise établie par un organisme habilité.

Le document à utiliser dépend du pays ou territoire qui a délivré votre permis. Si vous n’avez ni permis japonais ni l’un de ces deux documents, vous ne pouvez pas conduire au Japon. La conduite sans permis est lourdement sanctionnée. Les personnes qui prêtent leur voiture à un conducteur qu’elles savent sans permis, ou qui montent à bord avec lui, sont elles aussi sanctionnées (selon l’Agence nationale de la police japonaise).

Conditions

Conduire avec un permis international

  • L’Agence nationale de la police japonaise cite, comme exemples de personnes qui conduisent avec un permis international, celles venant des États-Unis, d’Italie, du Royaume-Uni, du Canada, de Corée du Sud, de Thaïlande ou des Philippines.
  • Au Japon, seul le permis international conforme à la Convention de Genève de 1949 est valable. Un permis international délivré par un pays ou territoire qui n’est pas partie à cette convention, ou non conforme au modèle fixé par celle-ci, ne permet pas de conduire au Japon. Vérifiez auprès de l’organisme qui l’a délivré si votre permis international est bien conforme à cette convention.
  • Le permis international est valable 1 an à compter de sa date de délivrance.
  • Vous ne pouvez conduire que les catégories de véhicules dont la case porte un tampon sur votre permis international. S’il n’y a pas de tampon, si la case est vide ou illisible, vous ne pouvez pas conduire (FAQ de l’Agence nationale de la police japonaise).

Durée pendant laquelle vous pouvez conduire

  • Avec un permis international comme avec un permis étranger accompagné d’une traduction, vous ne pouvez conduire que jusqu’à 1 an après la date de votre entrée au Japon. Si la validité du permis prend fin avant, vous ne pouvez conduire que jusqu’à la fin de cette validité (selon l’Agence nationale de la police japonaise).
  • Pendant que vous conduisez, un policier peut vous demander votre passeport pour vérifier la date de votre entrée au Japon (selon le JAF).
  • Les personnes qui vivent au Japon et continuent à conduire doivent échanger leur permis contre un permis japonais. La démarche se fait au centre des permis de conduire de la police de la préfecture où elles résident (selon l’Agence nationale de la police japonaise).

Étape par étape

Obtenir la traduction japonaise (permis de Suisse, d’Allemagne, de France, de Belgique, de Monaco et de Taïwan)

La traduction doit obligatoirement être établie par l’un des organismes suivants. Une traduction faite par un traducteur assermenté à l’étranger n’est pas acceptée (selon l’Agence nationale de la police japonaise).

  • L’autorité qui a délivré le permis, ou l’ambassade ou le consulat de ce pays au Japon
  • Pour les permis allemands, l’ADAC (automobile-club allemand) ; pour les permis taïwanais, la Taiwan-Japan Relations Association
  • Une personne morale désignée par la Commission nationale de la sécurité publique du Japon, comme le JAF (Japan Automobile Federation)

Voici les étapes pour obtenir la traduction auprès du JAF (selon le JAF).

  1. Faites la demande en ligne sur le site de demande de traduction du JAF et envoyez des images du recto et du verso de votre permis. La demande n’est possible que depuis un réseau situé au Japon. Il n’est pas possible de faire la demande au guichet ni par courrier.
  2. Payez par carte de crédit ou en espèces dans un konbini (supérette). Les cartes de débit et les cartes prépayées ne sont pas acceptées.
  3. Une fois la traduction prête, imprimez-la sur une photocopieuse multifonction d’un konbini au Japon. Le délai indicatif est de 2–3 jours ouvrés. La traduction n’est pas délivrée le jour même.

Si vous souhaitez avoir la traduction avant d’arriver au Japon, une connaissance qui se trouve au Japon peut faire la demande à votre place. L’autorité qui a délivré le permis, ou l’ambassade ou le consulat au Japon, délivre parfois aussi des traductions (selon le JAF).

Coûts

Tarifs de la traduction du JAF

ÉlémentTarif
Traduction japonaise pour conduire au Japon6 000 ¥
Impression dans un konbini20 ¥ par page

La traduction destinée à l’échange contre un permis japonais a un tarif différent. Une nouvelle traduction est nécessaire si vous renouvelez votre permis ou si une mention du permis, comme l’adresse, change (selon le JAF).

Bon à savoir

Points à surveiller sur les routes japonaises

Le code de la route et la signalisation au Japon peuvent différer de ceux d’autres pays. L’Agence nationale de la police japonaise appelle en particulier à faire attention aux points suivants.

  • Au Japon, on roule à gauche. Les personnes habituées à conduire dans un pays où l’on roule à droite peuvent se retrouver à rouler à droite, par exemple après avoir tourné à un carrefour.
  • On s’arrête au feu rouge. Quand une flèche verte s’allume, on peut avancer dans la direction de la flèche. Là où il y a un panneau d’arrêt obligatoire, on marque l’arrêt complet et on regarde à gauche et à droite.
  • À un passage à niveau, même si l’alarme ne sonne pas, on s’arrête et on vérifie qu’aucun train n’arrive.
  • Les piétons sont prioritaires. Quand des piétons traversent ou s’apprêtent à traverser sur un passage piéton ou à un carrefour, on s’arrête pour les laisser passer. Quand on tourne à droite, les véhicules qui vont tout droit et ceux qui tournent à gauche sont prioritaires.
  • Il est interdit de conduire après avoir bu de l’alcool. Conduire alors que l’alcool de la veille n’est pas encore éliminé est également illégal.
  • Sauf en cas d’urgence, il est interdit de téléphoner ou de regarder l’écran d’un smartphone ou d’un autre appareil en conduisant.

En cas d’accident

Même s’il n’y a pas de blessé, appelez obligatoirement le 110 pour prévenir la police. S’il y a des blessés, portez-leur secours, appelez une ambulance au 119 et prévenez aussi la police au 110 (selon l’Agence nationale de la police japonaise). Les numéros d’urgence au Japon sont réunis dans Numéros d'urgence au Japon | Police 110, secours 119 et assistance en anglais.